Génération Y – Portrait d’un monde qui change

La génération Y n’a pas toujours bonne presse auprès de la précédente, et pourtant elle est symptomatique d’un monde qui change, et elle va prendre le pouvoir. Donc autant la comprendre et lui faire confiance.

Dans son intervention, Emmanuelle Duez dresse un portrait ébouriffant des nouvelles générations dites Y puis Z. Pour rappel, la génération Y regroupe les personnes nées dans les années 1980s-1990s, et fait suite à la génération X des baby boomers nés dans les années 60s-70s. En bonne logique, la génération Z regroupe les personnes nées autour des années 2000, qui vont commencer à entrer dans la vie active.

La génération Y est une génération massive (50 % de la population mondiale) et globalisée (mondialisation économique et culturelle), qui arrive dans un monde à réinventer, avec un super pouvoir dans ses mains : le numérique. Pour Michel Serres, l’humanité a connu trois révolutions anthropologiques majeures : l’écriture, l’impression puis le numérique, qui a accouché d’un enfant :  la génération Y. Aussi appelée génération de Digital Natives, la génération Y est la première à avoir baigné dans le monde du numérique avec les ordinateurs personnels et l’internet d’abord depuis l’ordinateur puis depuis quelques années directement depuis son smartphone. Cet accès au savoir à portée de clic change beaucoup de choses, en particulier le rapport à la hiérarchie, à l’autorité et l’apprentissage.

Enfin, Emmanuelle Duez rejoint l’analyse de Philippe Dessertine en indiquant  que cette génération va devoir réinventer les modèles actuels du monde, encore largement dominé par des modèles économiques, financiers, et sociétaux mis en place avant elle et aujourd’hui dépassés et incapables de répondre à la pression d’un monde nouveau.
Vous trouverez dans la deuxième partie de la vidéo une présentation de la prochaine génération Z, qui entend parler en permanence de la crise et qui n’attend plus grand chose de l’école ni de l’entreprise. Une génération qui rêve souvent d’entreprendre, pour être autonome et proposer ses compétences et talents aux autres. Une société de freelances ?

Emmanuelle Duez a créé The Boson Project, un cabinet de conseil qui sonde les salariés et explique aux managers pourquoi les jeunes recrues doivent être écoutées. Elle anime aussi le think tank WoMen’up, centré sur l’équilibre vie professionnelle-vie privée.

Vidéo d’une intervention d’Emmanuelle Duez lors du  Positive Economy Forum du Havre en septembre 2015
Plus d’infos sur le mouvement Positive Economy ici : positiveeconomy.co